Source
Tomlinson, B., Black, R. W., Patterson, D. J., & Torrance, A. W. (2024). The carbon emissions of writing and illustrating are lower for AI than for humans. Scientific Reports, 14(3732). https://doi.org/10.1038/s41598-024-54271-x
Repéré via : Nature | nature.com
Résumé
Une étude récente compare l’impact environnemental de l’IA et des humains dans deux tâches créatives : la rédaction et l’illustration. Les résultats révèlent que les systèmes d’IA (ChatGPT, BLOOM, DALL-E2, Midjourney) émettent entre 130 et 2900 fois moins de CO₂e que les personnes qui accomplissent les mêmes tâches. Bien que l’IA soulève d’autres préoccupations, son efficacité énergétique pourrait en faire un levier environnemental stratégique dans plusieurs secteurs, y compris l’éducation.
Points clés
- ChatGPT et BLOOM génèrent entre 130 et 1500 fois moins de CO₂e par page que des auteur·trice·s humains.
- Les IA génératrices d’images (DALL-E2, Midjourney) produisent entre 310 et 2900 fois moins d’émissions par illustration.
- Les émissions des IA incluent à la fois l’entraînement du modèle et le coût par requête.
- L’impact environnemental d’un·e écrivain·e est évalué selon les émissions par heure liées au pays de résidence.
- Les appareils informatiques utilisés par les humains (ordinateurs portables ou de bureau) ont eux-mêmes une empreinte plus importante que celle générée par les systèmes d’IA.
- Les résultats soutiennent les Objectifs de développement durable des Nations Unies, notamment en matière de consommation responsable et de lutte contre les changements climatiques.
Valeur ajoutée pour l’éducation
L’intégration réfléchie de l’IA pour soutenir la rédaction ou la création visuelle pourrait réduire l’empreinte carbone des institutions, particulièrement dans les programmes à forte composante numérique. Ces données pourraient aussi enrichir l’enseignement interdisciplinaire autour des enjeux d’éthique technologique et de développement durable.

