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Moments propices aux questions (avec exemples)

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Quels sont les moments propices pour sonder son auditoire? Cet article vous permettra d’explorer les différentes manières d’interagir avec votre auditoire.

Avant toute chose sur les interactions avec un auditoire

De quelle couleur est le ciel ? Il est généralement bleu. Voilà une interaction possible avec un auditoire. Sauf que la réponse est évidente. La question engage donc peu les participants et la réponse n’apporte rien au conférencier. On vient surtout de perdre du temps. Par contre, si on demande la couleur du ciel sur la planète Mars, il est possible qu’un groupe de terriens du début du 21e siècle se questionne davantage. La réponse amène d’autres questions, par exemple sur la diffusion Rayleigh et la poussière martienne. Les occasions que les participants ont d’interagir entre eux et avec le conférencier sont plus nombreuses. Ce qui n’est plus le cas si les participants sont des astrophysiciens aguerris.

Trois moments propices aux questions : le début d’une présentation

Le début d’une conférence est un bon moment pour engager des échanges avec votre auditoire. Les buts recherchés sont multiples, mais nous retiendrons ici l’importance de mieux connaître les participants et augmenter leur motivation. Dans les théories motivationnelles, les attentes des participants et la valeur qu’ils accordent à la présentation peuvent être favorisées si vous leur montrez qu’ils pourront comprendre vos propos et que cela leur apportera quelque chose de plus (ex. : être capable de résoudre un problème). Vous pourriez donc leur demander de :

  • poser des questions libres auxquelles vous tenterez de répondre plus tard
  • répondre anonymement à une question à choix multiple portant sur un problème qui est répondu par des solutions apportées dans votre présentation;
  • voter, à partir d’une liste de concepts abordés dans la présentation, sur celui qui semble le plus difficile a priori pour les participants;
  • vous expliquer ce qui a motivé leur participation à l’activité.

Les exemples précédents ont l’avantage de mieux vous informer sur les connaissances ou les préoccupations des participants. En retour, vous avez l’occasion de réagir en précisant vos intentions ou en expliquant la pertinence des concepts. Un vote peut se faire rapidement à l’aide d’outils qui misent sur l’utilisation des appareils mobiles (voir les applications de vote dans ce guide préparé pour vous).

Trois moments propices aux questions : le milieu d’une présentation

Si votre présentation comprend un discours de plusieurs minutes, les participants auront besoin de pauses régulières. Est-ce du temps perdu? Non, car plusieurs études sur la technique de pause ou bien encore celles de l’équipe du professeur Mazur à l’Université Harvard soutiennent qu’on peut utiliser des pauses pour renforcer des idées présentées. Un avantage serait aussi de permettre au présentateur d’estimer la compréhension des participants. Vous pourriez donc :

  • Poser une question à choix multiples et montrer aux participants un résumé des réponses du groupe. Cette activité est facile avec des outils de vote interactifs. Vous pourriez aussi demander aux participants de discuter brièvement de leur réponse individuelle avec un autre participant avant de poser la question de nouveau.
  • Proposer aux participants une liste de mots avant de débuter une partie de la présentation. À la fin de cette partie, les participants doivent rédiger une phrase qui illustre les liens entre ces mots. La présentation des mots au début donne une motivation de plus aux participants.
  • Terminer une partie de la présentation en résumant l’importance de ce qui a été dit et en invitant les participants à rédiger leurs questions. Ils peuvent les poser au même instant si le temps le permet ou attendre à la période de questions finale.

Lors d’une pause, les participants qui écoutent et prennent des notes depuis plusieurs minutes ne sont plus bombardés de nouvelles informations qui menacent de saturer leur mémoire à court terme. C’est une occasion parfaite pour effectuer des retours et permettre des interactions.

Trois moments propices aux questions : la fin d’une présentation

La fin d’une présentation est le moment classique choisi par plusieurs pour une période de questions. C’est aussi une période qui peut être un peu gênante en raison de l’absence de questions des participants. Mis à part le besoin de clarifier vos propos, la fin d’une présentation est aussi un moment pour engager les participants pour la suite. Vous pourriez aussi profiter de cette occasion pour en savoir davantage sur la qualité de votre présentation (mais sans les inviter à remplir un formulaire d’appréciation).

Une alternative à une période de questions peu animée est de renverser la tendance et de poser des questions vous-mêmes. Qu’ont-ils retenu d’utile pour la suite ? Comment la présentation pourrait-elle changer leur travail ?

Vous pourriez aussi proposer un problème final avec deux choix de solutions. Cependant, aucune solution n’est parfaite ou bien les deux sont correctes. Les participants doivent alors vous dire pourquoi ils choisissent une solution. Il n’y a pas de bonne réponse à cet exercice, mais vous donnerez à certains participants la chance de conclure à votre place tout en ayant une meilleure idée de ce qu’ils ont retenu. La conversation pour certains pourrait même se poursuivre longtemps après votre passage.

On vous demande de choisir entre réserver une période de questions à la fin ou bien ajouter des pauses entre des parties de votre présentation. Quel serait votre choix?

Image d'entête par Artem Maltsev sur Unsplash 
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Le pouvoir des bonbons

Une belle occasion de partage d’expertise

Je suis récemment allé à un colloque. C’était du bonbon: sourire des organisateurs à l’arrivée, à peine cinq secondes pour trouver ma carte et salle principale magnifique. Les conférenciers ont partagé leur expertise ouvertement et clairement. Une exception par contre : l’ordinateur de la conférencière qui affichait périodiquement des aperçus de courriels (pensez à préparer votre ordinateur convenablement).

Mais l’élément le plus marquant était sans doute le bonbon qui se trouvait au milieu de la surface de travail à mon arrivée. Cette friandise a eu le pouvoir de me ramener à des souvenirs d’enfance. Je l’ai rapidement dévorée et les arômes m’ont accompagnés… jusqu’à ce que la conférencière reçoive son premier courriel.

Le pouvoir des bonbons

Je n’ai pas trouvé d’études scientifiques sur l’impact des bonbons en éducation. On parle cependant des effets de la prise de sucre en grande quantité. Cela amènerait une sensation de plaisir, mais d’un autre côté pourrait nuire temporairement à la mémoire. Bref, il faut viser l’équilibre entre les deux. Cependant, cette petite gâterie sucrée a contribué à établir un climat détendu et plus convivial au colloque et m’a amené à considérer le conférencier comme plus attentif à mes besoins.

Les bonbons de la motivation

Le plaisir fait partie de la composante affective de la motivation. Lorsqu’on optimise une formation ou une conférence, on s’intéresse surtout aux autres composantes de la motivation. Par exemple, on voudra vanter au début l’utilité des connaissances présentées (composante de la valeur) et démontrer que les participants pourront facilement les comprendre et les utiliser (composante des attentes). Ces actions visent à motiver les participants afin qu’ils s’engagent. Les options sont plus limitées pour la composante affective, qui est importante aussi. L’utilisation d’un stimulus externe, comme une sucrerie, permet de supporter l’établissement d’une relation personnalisée avec l’auditoire. On ne parle pas « d’acheter le public », mais bien d’avoir une pensée pour l’établissement d’un climat propice à l’écoute et l’ouverture. En prenant le temps de mettre en place des petites attentions pour notre auditoire, on pourra ainsi mieux démontrer que nous sommes à l’écoute de leurs besoins.

Le bonbon par design

En somme, prévoir les besoins de son auditoire, autant personnels et professionnels, vous permettra d’augmenter la valeur perçue de votre communication. En effet, pour que les apprentissages soient intégrés, les participants doivent vivrent une expérience positive et reconnaître la pertinence de vos propos. L’utilisation d’un cadeau gourmand, si en plus, est lié au contexte, à l’introduction ou à la conclusion de votre communication, vous permettra de renforcer la portée de votre message et d’augmenter les chances de transfert. Plus votre message est cohérent avec la forme de votre conférence, plus les participants sont susceptibles d’apprécier celle-ci.

Hygiène, environnement et allergies

Avant d’essayer cette idée, considérez avec attention l’hygiène et aussi la gestion des déchets. Les produits contenant des noix ou encore du gluten pourraient avoir des effets opposés à ceux souhaités au départ. De plus, assurez-vous d’adapter votre offre à votre auditoire. Un bonbon trop enfantin pourrait vous nuire davantage que de vous aider dans un contexte de présentation tradionnel ou formel.

 Image d'entête: rawpixel.com sur Pexels 
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Pecha Kucha: 20 images X 20 secondes

pecha kucha 20 images de 20 secondes

Pour dynamiser et maximiser le temps de présentation, des stratégies misant sur l’efficience, le dynamisme et l’efficacité ont été développées. Pour mieux comprendre celles-ci, nous vous invitons à explorer en détail l’une de ces stratégies de présentation innovantes. Aujourd’hui, explorons le Pecha Kucha.

Description

Le Pecha Kucha, c’est 20 images avec 20 secondes pour commenter ou expliquer chacune d’entre-elle. La présentation est ainsi d’une durée totale de 400 secondes, soit 6 minutes et 40 secondes.

Exemples

Le site de Pecha Kucha offre une tonne d’exemples de présentation structurée selon cette formule.

Origines

Selon la foire aux questions du site officiel, Le Pecha Kucha est une initiative de Astrid Klein et Mark Dytham de la firme d’architecture Klein Dythman. Les premières soirées Pecha Kucha ont été organisées en 2003 à Tokyo. L’expression Pecha Kucha signifie « le son de conversations » en japonais.

Avantages

  • Proposer des présentations plus rythmées et plus dynamiques
  • Favorise la concision et la vulgarisation
  • Assure d’accorder un temps équitable à chaque présentateur

Limites

  • Cadre stricte et peu flexible
  • 6 minutes 40 secondes, cela peut quand même être long ou redondant pour certains types de présentations
  • Le rythme rapide peut être déconcertant pour votre auditoire

Quand utiliser cette stratégie

Le format Pecha Kucha se prête bien à une présentation où plusieurs experts interviennent, par exemple lors d’un premier tour lors d’une table ronde. Le format imposé est clair et limite les débordements.

Le Pecha Kucha est aussi un défi intéressant pour les équipes de travail qui font régulièrement un suivi de leurs contributions. Chaque membre de l’équipe prépare alors sa présentation en sélectionnant les images et en limitant le message à l’essentiel. En fait, l’expérimentation du Pecha Kucha en tant que présentateurs nous a surtout forcé à revoir la pertinence de chaque image et de chaque mot. Les discours étaient au final plus courts avec des phrases plus directes et dépourvues d’explications détaillées. Pour trouver les images pertinentes, nous vous invitons à consulter l’article Illustrer clairement vos propos.

Conseil

Considérant le rythme rapide des présentations, il est suggéré de limiter le nombre de présentateurs, entre 9 et 12 par bloc, et de prévoir une pause par la suite. De plus, l’utilisation de deux espaces de présentation distincts peut soutenir le rythme et permettre d’assurer que les présentations puissent se succéder plus rapidement. L’utilisation de deux scènes permet également de limiter les besoins d’installation ou de préparation des présentateurs.

Avant de se lancer

Si la formule Pecha Kucha amène une réflexion sur le message et les images, il faut aussi être prudent sur son format. Le cadre des 20 secondes est peu flexible est il nous apparaît préférable de miser sur la clarté et la pertinence du message plutôt que sur un exercice de format (même s’il est intéressant).

En cas de besoin, utilisez judicieusement les marqueurs de relations ou charnières (ex. : par ailleurs, en effet, en conséquence, en revanche). Ces mots en début de phrase se sont avérés très utiles dans nos expériences pour annoncer le reste de la phrase et ainsi préparer mentalement les participants qui sont bombardés d’informations. En effet, le rythme d’un Pecha Kucha peut facilement déstabiliser votre auditoire. Au besoin, n’hésitez pas à utiliser la même image deux fois afin de pouvoir investir 40 secondes sur une idée et ainsi faciliter la compréhension de vos propos.

Conclusion

Le Pecha Kucha permet de dynamiser le format de présentation, mais peut être essoufflant pour votre auditoire ou vous -même. L’exercice de style peut sembler contraignant, mais il peut certainement vous inspirer dans vos autres types de présentations. Attention cependant à ne pas sacrifier votre objectif et vos contenus si vous misez sur ces 20 images.

Pour en savoir plus

Source de l'image d'entête: http://bentographics.com/site/wp-content/uploads/2015/12/PechaKucha-log.gif  
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Accueillir les participants

C’est l’heure de la conférence et j’entre dans la salle. La personne qui présente est à l’avant. Elle travaille sur son ordinateur, visiblement préoccupée. Un technicien l’accompagne pour lui expliquer comment se connecter au projecteur ou à internet. J’ai tout de suite des doutes sur mon choix de conférence…

L’accueil des participants est un élément important d’une conférence ou d’une formation. L’éducation s’intéresse de près aux effets de la relation entre les apprenants et les enseignants : pour un participant, le fait de sentir que la personne qui présente nous ressemble et nous comprend a des effets déterminants sur l’apprentissage. Comme participant, vous voulez peut-être aussi avoir l’impression que la personne qui présente a une expertise pertinente face à votre situation personnelle. Pour un conférencier, l’accueil des participants est une occasion de créer ces liens avec les participants et de confirmer la pertinence de votre message. Nous vous proposons deux volets à l’accueil des participants.

Entrée dans la salle

Voici deux situations extrêmes pour illustrer l’entrée dans la salle.

  1. Le conférencier se trouve près de l’entrée. Il regarde les participants dans les yeux, se présente comme le conférencier et leur souhaite la bienvenue.
  2. Le conférencier se trouve derrière une table sur la scène. Il consulte des messages sur son téléphone.

Dans la première situation, le conférencier fait un effort manifeste pour établir un lien avec les participants. Son geste est généreux et considéré. Pour certains participants, c’est aussi un indice que le conférencier est confiant sur la présentation, car il n’y travaille pas jusqu’à la dernière minute. Dans la deuxième, le conférencier ne montre pas d’intérêt ni pour la présentation ni pour les participants. Ces exemples vous apparaissent peut-être évidents, mais avec le stress et l’inconnu amenés par le fait de partager son expertise, les notions les plus évidentes sont parfois oubliées.

Vous trouverez sans doute entre ces deux situations votre propre zone de confort pour l’accueil des participants. L’important à notre avis est que lors de l’entrée dans la salle, les participants voient que vous êtes intéressés à eux et à l’activité. Ils vous accordent du temps, de l’énergie et peut-être de l’argent pour cette activité : soyez à la hauteur dès l’accueil.

Du côté du matériel, vous pouvez aussi créer un effet rassurant en affichant votre présentation visuelle contenant le titre de la présentation et votre nom. Nous avons aussi vu à quelques reprises les photos des présentateurs ainsi que leur rôle ou leur établissement d’affiliation. Ces informations permettent aux participants de confirmer qu’ils sont au bon endroit. Le participant qui a cherché la salle 15 minutes avant de vous rejoindre appréciera grandement.

Début du discours

L’accueil des participants se fait également au début du discours. Vous pouvez minimalement souhaiter la bienvenue à tous, mais aussi engager les participants par une activité visant à mieux les connaître. Pour les petits groupes, un tour de table est souvent réalisé. Pour les grands groupes, on peut demander de lever la main pour répondre à des questions. Attention cependant à ne pas en faire une activité inutile. L’accueil des participants doit vous permettre de faire des liens avec votre propre réalité afin de leur montrer que vous leur ressemblez ( » Qui parmi vous occupe un poste de technicien ? J’ai moi aussi été technicien pendant 8 ans dans ce domaine. « ). L’accueil des participants doit aussi vous permettre de mieux comprendre les caractéristiques des participants qui vous permettront d’ajuster votre discours ( » Combien de personnes ont de l’expérience dans le thème de la présentation ? « ).

Une fois les liens créés, vous serez probablement en meilleure posture pour vous présenter et expliquer pourquoi votre activité est pertinente pour les participants.

Bref, pour nous, l’accueil des participants peut prendre différentes formes, mais vise essentiellement à tisser des liens avec eux. Il s’agit aussi en quelque sorte de créer une première impression positive qui démontre la considération que le conférencier porte aux participants.

 Image d'entête par rawpixel.com dePexels 
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Cibler un objectif pour les participants

La planification d’une conférence ou d’une formation débute généralement par la mise en valeur de son contenu. Pour ce faire, vous vous affairez à:

  • structurer votre diaporama
  • identifier des faits ou des exemples éloquents
  • recenser des sources d’autorité
  • dénicher des contenus des images surprenantes

Cependant, en ne commençant pas par la détermination d’un objectif, vous risquez d’occulter le plus important: les attentes de votre auditoire.

Les attentes de votre auditoire

Bien que le contenu soit important, le participant est d’abord centré sur ses attentes et les bénéfices qu’il retirera de votre communication. Dans le temps imparti, il ne pourra certainement pas tout se rappeler ou mettre en pratique le contenu présenté. Son attention est orientée sur le message et l’expérience globale. Il est donc impératif de bien cibler l’objectif de votre communication et le contenu essentiel. En misant sur les attentes des participants, vous atteindrez votre propre objectif, tout en répondant aux attentes de votre auditoire.

Prendre le point de vue du participant

Dans une approche largement utilisée en éducation, vous pouvez utiliser votre propre expertise pour miser sur les intérêts des participants. Pour ce faire, vous devez définir une tâche concrète que votre auditoire sera capable à réaliser au terme de votre conférence ou de votre formation. En adoptant le point de vue du participant, vous risquez de porter une attention soutenue quant à leurs bénéfices. Pour y arriver, nous vous invitons à compléter la phrase suivante :

Au terme de votre conférence/formation, les participants seront en mesure de…

Bien que cette amorce puisse sembler simpliste, elle comprend les éléments essentiels de la planification de votre communication:

  • le destinataire (les participants)
  • l’objet de transfert (ce que vos participants seront en mesure de réaliser ou de comprendre)
  • le contenu essentiel et votre objectif

Pour compléter cette phrase, nous vous invitons à réfléchir au verbe d’action à employer.

Le rôle central du verbe d’action

Un verbe d’action, ou verbe dynamique, est un type sémantique de verbe dont le procès indique un acte, une opération, une activité typiquement effectuée par un agent, éventuellement sur ou à destination d’un patient – auquel cas le verbe est dit transitif. – Wikipedia

Plus qu’une simple composante de votre titre, le verbe d’action représente la tâche attendue par les participants. Il oriente l’ensemble de votre animation en précisant sa visée et l’objet de transfert proposé aux participants. De plus, lorsque la participation est libre, le titre de votre présentation est l’un des principaux, voir LE facteur qui incitera votre auditoire à y assister. Pour formuler celui-ci et structurer l’ensemble de votre conférence, nous vous proposons de vous concentrer sur l’objectif de votre présentation en sélectionnant judicieusement un verbe d’action.

 Choisir LE bon verbe

La taxonomie des habiletés cognitives de Benjamin Bloom est la classification de verbes d’action la plus connue et la plus utilisée en éducation. Bloom propose 6 niveaux de verbes d’action classés selon leur complexité, des plus concrets aux plus abstraits. Cette classification représente un cadre de référence efficace pour réfléchir à la fois l’objectif et le titre de votre communication.

En utilisant le bon verbe d’action, vous serez en mesure de mieux définir l’objectif de votre partage d’expertise et vous vous assurerez que celle-ci répond aux attentes de votre auditoire.

Un objectif pour cibler l’essentiel

En somme, la définition de la tâche ou de l’action à réaliser par votre auditoire vous permettra de mieux structurer votre présentation. Cette étape vous permettra également de considérer les attentes de votre auditoire. Le choix du verbe d’action est une étape qui semble souvent ennuyeuse, mais qui peut s’avérer un puissant outil.

Source de l'image d'entête: Eran Sandler - Flickr
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Conférence mémorable : laisser une impression à la fin d’une conférence

Quand on pense à une conférence mémorable, on pense aussi à un conférencier stimulant ou un sujet passionnant. Mais quoi de plus mémorable que de laisser aux participants un petit quelque chose qui leur permettra de se rappeler de votre conférence. Laisser des ressources numériques (articles, vidéos) aux participants est une façon de leur permettre d’y revenir. En bonus, ils trouveront vos invitations pour des activités futures et pourront partager aux collègues et amis des participants.

Nous vous présentons ici une façon originale de laisser une impression lors d’une conférence, littéralement. Il s’agit d’une petite folie qui combine le code QR et l’impression 3D.

Code QR

Le code QR est essentiellement un carré blanc recouvert de motifs faits de petits carrés noirs. Il s’agit d’un code à barres en deux dimensions que vous pourrez afficher dans vos présentations ou vos documents. De plus en plus, on peut les retrouver sur des affiches publicitaires et boîtes d’emballages. Dans le passé, l’utilisation d’une application dédiée était nécessaire. Aujourd’hui, la majorité des périphériques mobiles intègre cette fonctionnalité dans leur application native de caméra. Par exemple, vous pouvez Scanner un code QR avec votre iPhone, iPad ou iPod touch. Aux dernières nouvelles, il fallait toujours une application tierce pour numériser un code QR sur les téléphones Android.

Pour générer votre code QR, des sites tels que Unitag ou Code Generator offrent des interfaces en français. Nous vous recommandons fortement de tester régulièrement ces liens pour vous assurer que ceux-ci sont toujours fonctionnels. Le passage d’une information sur un support physique (papier ou plastique) à un site web est donc très rapide.

 

Impression 3D

L’impression 3D quant à elle est une technologie qui permet de passer d’un modèle 3D numérique à un objet physique. La version la plus répandue est l’addition de matière ou une machine fait fondre du plastique et le dépose sur une surface. Une autre couche de plastique est ensuite ajoutée par-dessus et ainsi de suite jusqu’à obtenir un objet fait de plusieurs couches. Un grand nombre de bibliothèques  et ateliers communautaires (fablab, makerspace) dans les grandes villes offrent déjà l’accès à ce type d’appareil (cliquer pour repérer le plus près). Le service en ligne 3DHub sert aussi pour ceux qui peuvent y mettre l’argent et qui souhaitent obtenir des résultats rapidement.

Les logiciels utilisés pour l’impression 3D (tel que Cura – gratuit) peuvent convertir une image simple en modèle 3D prêt à l’impression. Cura permet de spécifier que les pixels en noir seront élevés et que le blanc constituera la base de l’objet. En imprimant la base de l’objet en blanc, puis les motifs en noir, vous obtiendrez un objet original semblable à ce qui se trouve sur l’image suivante.

Laissez une impression mémorable lors d'une conférence avec ce code QR imprimé.

Fig. 1. Code QR imprimé en 3D. Ce carré est fonctionnel et a coûté 4 cents à produire.